Bienvenue à Bodie, ghost town

BIENVENUE À BODIE

Bodie State Historic Park 10 Vous voyez ici les vestiges de Bodie. Depuis 1880, année de l'essor de Bodie, 95% des bâtiments ont succombé aux ravages du temps, du feu et des intempéries. De nos jours, c'est une ville morte et un exemple typique des villes créées en Californie par les chercheurs d'or. Devenue un "State Historic Park" en 1962, Bodie a été conservée depuis, dans un état de "délabrement figé".

Bodie reçut le nom de William Smith Body (connu aussi sous le nom de William Bodey) qui y découvrit de l'or en 1859. La différence d'orthographe, souvent attribuée à un peintre de panneaux analphabète, est en réalité la responsabilité des habitants qui voulaient être sûrs d'une prononciation correcte.

La ville de Bodie acquit son importance quand s'épuisèrent les gisements d'or des versants Ouest de la Sierra Nevada. Les prospecteurs qui atteignirent le versant Est en 1859 pour "voir l'éléphant", c'est à dire pour trouver de l'or – découvrirent le gisement de Comstock à Virginia City, ce qui précipita une véritable ruée vers les hauts déserts environnants.

Vers 1879, Bodie avait environ dix mille habitants et sa laideur, ses nombreux criminels, sans oublier son climat, considéré comme le plus détestable des climats de "plein air", lui avaient attiré une réputation sans égal. Une petite fille qui déménageait dans cette ville infâme et lointaine écrivit dans son journal : "Je te quitte mon Dieu, je vais à Bodie." Cette phrase devint célèbre à travers l'Ouest entier.

Des meurtres étaient commis avec une régularité monotone, quelquefois quotidiennement. Le tocsin dont le nombre de battements annonçait l'âge des morts, sonnait fréquemment et longuement. Vols, hold-ups de diligences et bagarres de rue faisaient diversion et les 65 saloons offraient une occasion de se délasser et de se distraire après une pénible journée dans les mines. En 1881 le Pasteur F. M. Warrington considérait Bodie comme un "océan de pêchés battu par les tempêtes du désir et de la passion."

Bien des gens ont entendu parler de l'infâme "Badman from Bodie" (Brigand de Bodie). Certains historiens prétendent que son vrai nom était Tom Adams, d'autres qu'il s'appelait Washoe Pete. Il est probablement le résultat d'une création composite. Les bandits, le mauvais whisky et le climat épouvantable faisaient partie de la vie dans cette région.

Quoi qu'il en soit du passé, les rues sont maintenant silencieuses. Bodie a toujours son mauvais climat, mais, à l'exception de l'occasionnelle visite d'un fantôme, tous les méchants restent dans leur tombe. 

Une promenade à travers le vieux Bodie
Les paragraphes numérotés suivants correspondent aux poteaux numérotés le long du sentier et aux numéros sur la carte.

Bodie State Historic Park  Bodie State Historic Park 2  Bodie State Historic Park 3 

1. LA MAISON DOLAN. Vers la fin du siècle, deux shérifs du Comté de Mono furent membre de la famille Dolan. Plus tard, c'est devenu la maison de Frank McDonnell.

2. La vieille ÉGLISE METHODISTE fut construite en 1882. C'est la seule église restant debout à Bodie, et la seule église protestante érigée. E.J. Clinton de San Francisco restaura l'église et y célébra le dernier service en 1932. Depuis lors, l'intérieur fut saccagé et les Dix Commandements - "Tu ne voleras point"- peints sur toile et accrochés derrière la chaire furent volés. L'église catholique sur Wood Street, érigée aussi en 1882, fut complètement détruite par le feu en 1928.

3. LA MAISON MCDONALD. Dan McDonald fut blessé en 1878 quand l'ancien chantier Standard fut détruit avec deux tonnes de dynamite (une nouvelle invention à l'époque).

4. LA MAISON METZGER. Henry Metzger, né à New York en 1860, vint à Bodie en 1878 pour travailler au Standard Mill. Il était le chef d'équipe quand la mine ferma en 1916. Deux de ses sept enfants sont nés dans cette maison.

5.LA MAISON MILLER (ouverte au publique). Tom Miller travaillait pour la Compagnie de chemins de fer et de constructions de Mono Lake (autrefois chemins de fer de Bodie et Benton) à Mono Mill au sud du Lac Mono. La scierie de Mono produisait une grande partie du bois de pin utilisé dans la construction de Bodie.

6. UNE RESIDENCE DE JAMES STUART CAIN. Il arriva à Bodie à l'âge de 25 ans et se lanca dans l'entreprise du bois. Il plaça des péniches sur Mono Lake pour transporter le bois de charpente aux mines de Bodie. Il se diversifia dans l'industrie des chariots de marchandises puis, avec Thomas Holt, il loua la Compagnie de chemins de fer et la Compagnie de bois de Bodie. Joe Maguire et lui louèrent un lopin de terre à la Compagnie Standard et en sortirent avec $ 90,000 en or en 90 jours. Standard ne renouvela pas la location, mais en fin de compte Cain acquit la Compagnie par action en justice et devint le principal propriétaire de la ville. Tournez à gauche sur Park Street.

7. La petite SCIERIE servait à couper le bois de chauffage. Avec de la neige pouvant atteindre une hauteur de six mètres, un vent soufflant jusqu'à 160 km/heure et des températures pouvant descendre jusqu'à - 40 degrés pendant l'hiver, il fallait beaucoup de bois de chauffage pour chauffer les maisons mal construites de Bodie. L'hiver 1878-79 fut particulièrement rude, et les habitants de Bodie, dont beaucoup d'entre eux récemment arrivés, n'étaient pas suffisamment préparés. Beaucoup moururent de froid, de maladie ou victime de violence. Se préparer à l'hiver de Bodie était et reste encore une tâche monumentale.

8. LA MAISON DONNELLY. Charles Donnelly était un boucher marié à une artiste anglaise Annie Pagdin. Plus tard, cette maison fut occupée par Emil W. Billeb et son épouse Dolly, la fille de James S. et Martha Cain. M. Billeb fut le dernier directeur et gérant du vieux chemin de fer entre Bodie et Benton (plus tard la Compagnie du chemin de fer et de bois de Mono Lake). Le jardin devant sa maison était le seul endroit vert de la ville: on disait que le houblon qui y poussait était la seule plante verte qui pouvait survivre à Bodie.

9. LA MAISON SEILER. Seiler possèdait un saloon à l'intersection d'Union Street et de Main Street.

10. LA MAISON CAMERON, plus tard, résidence de Martha et James Stuart Cain.

11. LA MAISON DE LESTER E. BELL, gérait l'usine de cyanure construite par Alex McCone et James Cain, à cette époque la plus grande de ce type d'usine aux Etats Unis. Le processus du cyanure pour l'extraction de l'or fut perfectionné à Bodie. Cela permit l'exploitation de mines qui sinon seraient restées sans valeur. Le fils de Bell, Lester L. Bell est devenu un essayeur pour les compagnies minières de Bodie.

12. L'ECURIE ET LA GLACIERE DE TOM MILLER.

13. LA MAISON MENDOCINI: elle fut habitée par Annie Mendocini. Son père était conducteur de chariots de marchandises au départ d'Aurora (ville voisine).

14. LA MAISON DE M.J. CODY, agent foncier pour le gouvernement américain de 1885 à 86. Sa fille épousa David Victor Cain en 1904. Elle fut institutrice à Bodie et fonda, dans les années 30, le musée de Bodie.

15. LA MAISON DE PAT REDDY. Avocat connu dans tout l'Ouest pour son efficacité. Reddy, manchot, acquiert une solide réputation sur sa capacité à défendre les criminels, les syndicalistes et les opprimés en général.

16. LA MAISON DE MURPHY.

17. LA BOUTIQUE DE MACHINES DE BOB BELL. Bob, fils de Lester L.Bell, estrié à Bodie et travailla dans les mines. Des années plus tard, il participa à la restauration et à la stabilisation des bâtiments de Bodie pour le Département des Parcs et Récréations.

18. LA MAISON DE STUART KIRKWOOD, propriétaire des écuries (site No23). Cette maison fut également habitée par E. L. Benedict, ancien directeur de la Banque de Bodie. (Site No 25)

19. LA MAISON MOYLE. Les frères Moyle tenaient une boutique sur Main Street. Continuez sur Prospect Street et descendez jusqu'à King Street et l'emplacement de ce qui fut un grand "Chinatown".

20. CHINATOWN. Les chinois de Bodie, plusieurs centaines à une époque, habitaient cette partie de la ville tout en conservant leurs coutumes et traditions. Le long de l'étroite rue centrale s'alignaient des bâtiments en bois (dont certains construits sur des caves en pierre). On trouvait dans le quartier chinois une ville dans la ville: magasins, blanchisseries, casinos, saloons, pensions et même un temple taoïste. Les fumeries d'opium étaient ouvertes aussi bien aux blancs qu'aux chinois. Ces derniers vivaient surtout du colportage de légumes, du blanchissage et de la coupe, transport et vente du bois de chauffage.
Devant vous, l'endroit où se trouvaient la rue Bonanza, la voie Maiden et l'allée Virgin. La Belle Poupée, Eleanor Dumont (aslias Madame Moustache), Rosa May, Emma Goldsmith, Nellis Monroe, French Joe et d'autres fameuses "dames de nuit", vivaient et travaillaient ici, dans une rangée de cabanes à pièce unique appellées "cribs".

21. LE MAGASIN DE VIN DE MASTRETTI.

22. LA PRISON DE LA VILLE n'a sans doute pas beaucoup d'allure maintenant mais, elle a connu de meilleurs jours. Un seul prisonnier s'en est échappé. La caution pour les "invités" était de $ 5.00. Joseph De Roche en fut sorti par la "601" de Bodie, un groupe d'autodéfense, puis à la suite pendu.

23. LA PENSION DE CHEVAUX DE STUART KIRKWOOD et le magasin de Blacksmith. En 1879 – 1880, la population de Bodie monta en flèche, pour atteindre environ dix mille habitants. Nourrir, habiller et approvisionner cette population de durs travailleurs demandaient de nombreux chariots et des centaines de chevaux, mules et autres animaux de trait pour transporter des tonnes de marchandises quotidiennement.

LES RUES MAIN ET KING
D'ici, la route mène vers le nord, traversant le Canyon de Bodie Creek, et continue pendant 10 Km jusqu'à la frontière entre la Californie et le Nevada. Elle passe la barrière de péage (aussi la maison Blanchard) à quelques km hors de Bodie. Le croisement avec la route menant à Aurora, dans le Nevada, ville où Mark Twain a résidé pendant qu'il prospectait le gisement d'Esmeralda, se trouve à 22 km au nord de Bodie. (Prière de se renseigner avant de s'engager sur cette route).
D'ici, vous pouvez voir sur la pente Ouest de Bodie Bluff, la mine de la compagnie Standard. Les vieux bâtiments et les alentours de la mine sont fermés au public (zone dangereuse). Cette mine fut enregistrée en 1861 sous le nom de "Bunker Hill Mine". Elle est passée entre de nombreuses mains avant d'être vendue pour $67, 500 à quatre partenaires qui en changèrent le nom et constituèrent la Compagnie Standard en avril 1877.
La mine remporta près de 15 millions de dollars sur une période de 25 années et son succès entraîna la ruée de 1878 vers Bodie. En un an, la population passa de 20 à 10 000 mineurs, joueurs, et autres entrepreneurs. Les bâtiments de la mine furent détruits par l'incendie de 1898 mais reconstruits l'année suivante. Pendant le "boom", une trentaine de compagnies produisirent 400,000 dollars d'or brut par mois, soit une production globale estimée à 90 ~ 100 millions de dollars.
La Compagnie James S. Cain possédait la mine "Midnight", voisine de celle de la Compagnie Standard, et, en 1915, il fut démontré que la direction de la Compagnie Standard avait délibérément et frauduleusement exploité la propriété "Midnight". Les dommages et intérêts obtenus furent si importants que Cain racheta la propriété Standard.
Hank Blanchard s'occupait du fonctionnement d'un four à chaux, situé à 19 km de Bodie, dans le bassin de Mono Lake, à peu près à 2.5 km de la voie de garage du chemin de fer Bodie -Benton. Les Indiens Paiute travaillaient au four, transportaient les sacs de chaux jusqu'à la voie de garage et les déposaient sur des wagons plateforme. Les sacs étaient ainsi délivrés au terminal de Bodie situé sur la colline à l'Est de la ville; de là, ils étaient transportés jusqu'aux bâtiments de la Compagnie Standard; la chaux était utilisée dans le broyage et la cyanuration des minerais d'or et d'argent.
A droite du moulin se trouvait la résidence de Théodore Hoover, frère d'Herbert Hoover et directeur général de la compagnie minière Standard. Plus tard, il devint directeur de l'Ecole des Mines à l'Université de Stanford. Descendez Main Street.

24. Les restes de L'ENTREPÔT MOYLE, un des grands entrepôts de pierre construit pour le stockage des provisions en vue des hivers longs et froids de Bodie. Certains bâtiments de pierre furent construits dans des trous résultant du dynamitage effectué sur une pente de la colline. Des pièces furent réalisées à partir des gravats. Cet entrepôt fut construit en 1879 derrière l'épicerie Gilson et Barber.

25. C'est l'emplacement de LA BANQUE DE BODIE que James S. Cain acheta à E.L. Benedict en 1890. La banque fut épargnée par l'incendie de 1892 mais détruite par celui de 1932. Tout ce qui reste: le coffre. Il fut dévalisé le 1er septembre 1916 par quatre hommes qui s'enfuirent avec 4,000 dollars en espèces et en bijoux.
L'autre banque que Bodie était fière de posséder pendant ses jours prospères, est la Banque du comté de Mono créée en 1877 par Timothy Hopkins, fils adoptif de Mark Hopkins. Elle fonctionna jusqu'en 1884, date à laquelle la banque ferma avec tous les comptes à jours.

26. De l'autre côté de la rue, se trouvait le CENTRE MAÇONNIQUE. La Loge maçonnique de Bodie, No 252, F & A. M., reçu sa dispense le 30 juillet 1878 et sa charte le 16 octobre 1879; il y avait à cette époque 13 membres. Elle atteignit un maximum de 93 membres en 1882 et disparu en 1918 quand les derniers membres votèrent la fusion avec la Loge Winnedumah No 287 de Bishop. Le bâtiment que l'on voit ici fut déplacé depuis la rue Bonnanza, peu après 1900. Il fut utilisé comme blanchisserie.

27. Le site de l'HOTEL U.S.
Main Street, autrefois plus d'un kilomètre de bâtiments en bois à un ou deux étages, est bien décrite dans cette citation de la Saga de Wells Fargo:

"Au fait de ses grands jours, il y avait trente mines en service à Bodie...et les saloons, les fumeries, les restaurants, les tripots, les tavernes et autres lieux semblables de perdition, atteignaient une moyenne superieure à un par gisement, selon la publicite du Bodie Standard. Apres avoir dîné à l'Hotel Stewart, l'Arlington, la Maison Bodie, Browns ou à l'Occidental (site No 28), au Grand Central ou au Windsor, l'ouvrier qui n'était pas de service était confronté à un choix déconcertant d'oasis, dans lesquelles il pouvait dépenser sans compter. Il avait le choix entre le Coin Wagner, le Parole Saloon, le Club Fusil, le Cabinet, le Senat, le Commercial, le Champion, Peters et Aldriges, le Gymnase, le Saloon de Mark, le Coin Sciure (site No 29), ou le Bonanza. Dans tous ceux-là, les produits des trois brasseries de la ville – le Bodie, le Pionnier et le Pat Fahey – étaient les boissons favorites." 
"... Il était presque certain qu'il y aurait une compagnie d'East Lynne ou Dix jours dans un bar, les deux favorites en représentation dans la salle du Syndicat des Mineurs. Et après le spectacle, à une heure où la vie commence vraiment, le noceur prudent pouvait étancher sa soif dans un des repaires de la ville - ou dans les deux éminemments renomés pour être à la mode et leur qualité: le Restaurant la Maison Dorée où la meilleure caille en aspic de toute la région Esmeralda était servie pour dîner; ou le Dépôt de Bierre de Philadelphie, en face de Wells Fargo, le saloon le plus beau de Bodie et fréquenté par toutes les classes – sandwiches à toute heure pour les clients. La rivière de la vie coulait à son plus haut niveau à Bodie à la fois autour et à travers ses citadins."

28. Le site de l'HOTEL OCCIDENTAL qui appartenait à Warren Boyd. Les restes d'un entrepôt en pierre sont encore visibles, et l'écurie Occidentale de l'autre côté du ruisseau est toujours debout.

29. Le site du SALOON COIN SCIURE. L'incendie de 1932 commença dans un bâtiment à l'arrière de ce saloon.

30. Le site du LABORATOIRE D'ESSAIS SODERLING, sur le côté Ouest de Main Street. On disait que Soderling était allé en Allemagne pour apprendre le processus du cyanure et il devint expert en ce domaine. Son premier laboratoire d'essais, de l'autre cote de la rue, brûla en 1892.

31. UN SALON DE COIFFURE.

32. LE BAR DE SAM LEON.

33. LA CASERNE DES POMPIERS. Le grand incendie du 25 juillet 1892 anéantit presque tous les bâtiments du quartier commercial. Et puis, le 23 juin 1932, un petit garçon jouant avec des allumettes provoqua un autre incendie. Les deux fois, beaucoup d'eau était disponible et les incendies avaient pu être arrêtés; cependant les filtres des réservoirs ne furent pas remplacés après le nettoyage et les tuyeaux furent bouchés avec des pierres et de la boue. 
En face, il y avait le bureau Express Wells Fargo. L'envoi d'une cargaison d'or par la Compagnie Standard se montait à 500 000 dollars, et était gardée par six messagers Wells Fargo – deux à cheval devant la diligence, deux derrière la diligence et deux dans la diligence. Il y eut plusieurs hold ups de la diligence et rien excédant 500 $ de valeur ne pouvait être expedié sans messager armé. La route du voyage allait de Bodie à Aurora, par Wellington, et de Gardnerville à Carson City, d'où l'or en lingot était soit livré à la Monnaie soit expédié à San Francisco.

34. L'ATELIER DE CHARPENTERIE qui s'effondra pendant l'hiver de 1973-74.

Bodie State Historic Park 7 Bodie State Historic Park 8 Bodie State Historic Park 9

35. LA MAISON DE LOTTIE JOHL. Lottie commença sa carrière dans le quartier chaud mais devint respectable en tant que peintre et la femme d'un boucher local. En 1932, le bureau de poste s'y établit; Mme Mary McDonnell était receveuse des Postes.

36. LE MAGASIN ET L'ENTREPÔT BOONE. Érigé en 1879, ce bâtiment servait de bazar. Il appartenait à Harvey Boone, un descendant direct de Daniel Boone. Harvey était un grand amateur de chevaux et possèdait l'Ecurie de chevaux en pension et de louage Boone. Remarquez les bidons de cinq gallons qui servaient de revêtement. Le pétrole et l'essence étaient transportés à Bodie de Hawthorne et de Carson City dans ces bidons qui étaient ensuite ouverts au couteau et servaient de revêtement et de toiture. Plus tard, la tôle ondulée fut utilisée.

37. L'HOTEL WHEATON & HOLLIS ET LE MAGASIN BODIE. En 1885 - 86 c'était le Bureau du cadastre géré par M. J. Cody, le père d'Ella Cain. Plus tard, le bâtiment servit comme bureau à la Compagnie d'Electricité et finalement comme pension. Les toilettes publiques se trouvent à l'arrière de ce bâtiment à gauche. Tournez à gauche au coin sur Green Street.

38. LE BÂTIMENT HYDRO-ÉLÉCTRIQUE ET LA SOUS-STATION ÉLÉCTRIQUE. L'énergie pour les moulins provenait d'abord de la vapeur générée par les chaudières à bois. Cependant, le bois combustible devenait rare et peu rentable. Tom Legget, directeur de la Compagnie Standard, obtint le soutien de James Cain et poursuivit sa théorie selon laquelle l'électricité pouvait être transmise de loin par fil. Une usine hydro-électrique qui pouvait produire 6,600 volts et 130 chevaux vapeur fut bâtie à 21 km de Bodie, sur Green Creek en amont de Bridgeport. 
Le premier test eût lieu en novembre 1892. Le signal de procéder fut lancé par un fil téléphonique qui longeait la ligne d'électricité et le commutateur fut actionné (quelques uns de ces poteaux originaux sont encore debout. Ils furent installés en ligne droite parcequ'on avait peur que l'électricité ne puisse pas tourner dans les coins). Les générateurs commencèrent à bourdonner et le premier moteur qui fonctionna par fil électrique à longue porte fut lancé à Bodie. La nouvelle de cette percée technologique se propagea dans le monde entier, et bientôt les ingénieurs reçurent des demandes provenant de pays aussi lointains que la Rhodésie ou l'Australie, pour constuire des usines hydro-électriques similaires. La Compagnie Standard fut la première mine à faire marcher un palan électrique.

39. L'ÉCOLE, bâtie en 1879, était d'abord la Pension Bon Ton. La première école, située deux rues plus haut, fut complètement brulée par un jeune délinquant. Belle Moore, la femme de Ben Butler, fut la première institutrice de Bodie.

40. LA MAISON QUINVILLE.

41. LA MAISON DU DOCTEUR STREET.

42. LA PENSION MILLER. Mme miller tenait aussi la pension en face, le site No 50.

43. LA MAISON CONWAY. Dans les années 1880, les Conway mirent en service des chariots de marchandises entre Bodie et Carson City, Nevada, la tête de ligne la plus proche. Avec des chariots chargés, un aller-retour prenait huit à dix jours. Bob Conway était une des quelques personnes restées à Bodie après le début de la Seconde Guerre Mondiale.

44. LA MAISON SELHORN.

45. LA MAISON "GEORGES TETE DE CHIEN"

46. LA MAISON McINNIS.

47. LA MAISON GORDON.

48. LA MAISON GARRATY.

49. LA MAISON JIM TODD s'effondra pendant l'hiver 1973-74.

50. LA PENSION (l'autre) DE MME MILLER.

51. LA MAISON McMILLAN. A.E. McMillan était secrétaire du Syndicat des Mineurs de Bodie en 1885. Son fils manchot Dan était le shérif et le gérant de l'équipe de base-ball de Bodie après le tournant du siècle. Retournez sur Main Street et tournez à gauche.

52. LA MAISON DE GREGORY. Avant 1900, Nathan Gregory gérait une exploitation de bétail entre Bodie et Aurora. Son fils Spence, l'un des derniers habitants de Bodie, a passé ici bien des années en tant qu'ingénieur des mines en retraite.

53. L'HÔTEL SWAZEY abrita aussi à différents moments une boutique de vêtements et un casino.

54. Le site de LA BOUTEILLERIE, gérée par la famille Moyle.

55. L'ÉTABLE DU COMTÉ. Le dernier usage fut pour entreposer le matériel d'entretien des routes du comté.

56. L'HOTEL DECHAMBEAU. La Poste y emmenagea en 1879, après avoir été dans le magasin de Silas Smith sur le Nord-Est de Main Street depuis 1877. Ce bâtiment fut érigé par le receveur des Postes Georges Putnam. Il servit de pension à Grand-Mère Johnson et plus tard devint l'Hotel Dechambeau. Au Sud, il y avait une grande fonderie, là où fut coulé le canon situé devant le Palais de Justice du Comté de Mono. Plus au Sud, il y avait un entrepôt, une brasserie, la "Silver Hill Mine", l'usine de cyanure South End et, un grand hôpital sur la pente vers le cimetière.

57. LA LOGE ODD FELLOWS (gars excentriques) de Bodie, No 279 était située au premier étage de ce bâtiment. La Loge fut instituée le 22 mars 1878 par le Grand-Maître Frère Charles H. Rendell et plus tard, réunie avec la Loge Bishop Creek à Bishop. Le rez-de-chaussée servait à H. Ward, qui constuisit le bâtiment en 1880 pour son entreprise funéraire. Il a aussi servi au Club Athlétique de Bodie.

58. LA SALLE DU SYNDICAT DES MINEURS, bâtie en 1878, était un lieu important dans la vie sociale de Bodie. Le Grand Bal annuel du 4 juillet, l'élégant Bal Masqué pour l'anniversaire de Washington (quand il neigeait invariablement) et la fête de Noël étaient célébrés ici pour les jeunes et les moins jeunes. Le Syndicat des Mineurs Local 61, Fédération de l'Ouest des Mineurs, fut organisé le 22 décembre 1877. C'est un des premiers syndicats organisés en Californie. Le bâtiment sert maintenant de musée.

59. En dernier lieu, ce bâtiment a servi de MORGUE. Remarquez les cercueils à l'intérieur.Tournez à gauche, plus haut dans Green Street.
Dans le champ à votre gauche, il y avait autrefois une forge et une écurie assez grande pour loger cent chevaux. Un échafaudage utilisé d'ordinaire pour lever les chariots et pour mettre les grandes roues en fer des chariots fut retiré de ce magasin et placé à l'intersection de Main et Lowe Streets pour le lynchage de Joseph De Roche, qui aurait tué Johnny Treloar. Une enquête sur la mort de De Roche fut ouverte, et le dossier du juge de paix dit: "Affaire classée étant donné que l'accusé fut sorti et pendu par une foule".

60. UNE SCELLERIE.

61. Cette vieille ECURIE rouge est typique des grandes écuries utilisées autrefois partout dans Bodie.

62. LA MAISON D.V. CAIN fut bâtie en 1873. David Victor Cain est né à Carson City et a vecu dans cette maison après son mariage avec Ella M. Cody en 1904.

63. LA MAISON STURGEON.

64. LA MAISON BROWN. William L. Brown travaillait pour la compagnie des mines Treadwell-Yukon vers 1930, pour un dollar par jour. Pendant l'âge d'or de Bodie, au dix-neuvieme siècle, quand le Syndicat des Mineurs était actif, le salaire d'un mineur était de quatre dollars la journée.

65. LA MAISON MOYLE. Les frères Moyle étaient propriétaires d'un magasin au Nord de Main Street. Plus tard, George Moyle, membre de l'équipe de base-ball de Bodie, géra une bouteillerie au Sud de Main. Retournez sur Green Street.

66. LA MACHINERIE dans le champ à l'Ouest de la maison de D.V. Cain, appartenait soit à l'usine hydro-électrique, située autrefois à 20 km. à l'Ouest sur Green Creek, soit à une usine soeur juste au sud sur Mill Creek. Les restes d'une des premières installations au monde, d'électricité à longue portée comprend un générateur et une roue Pelton.

67. En face (à l'Ouest) se trouve PEARSON SPRING (les sources Pearson), autrefois connues sous le nom de Taylor Gulch (Ravin). Ceci est peut-être l'emplacement de la cabane dans laquelle vivait W. S. Body quand il découvrit de l'or en 1859, avec trois compagnons prospecteurs. Il est plus probable, cependant, que la cabane de Body se trouvait sur le côté Est de Bodie Bluff, où fut découvert de l'or "placé" dans Taylor Gulch sur le versant Est de Silver Hill. A la fin du mois du novembre 1859, Body et Black Taylor de Monoville rentraient avec des provisions quand ils se perdirent dans une tempête de neige. Body s'affaiblit et mourut. Le printemps suivant, Taylor retrouva les restes de Body et les enterra. Ils furent réenterrés plus tard dans le Cimetière Maçonnique. Plus tard, durant les années du boom, cet endroit fut débaptisé et renommé par les frères Pearson qui y mettaient l'eau de Selt en bouteille.

68. A votre gauche, à travers les arbustes de sauge, il y avait le CIMETIÈRE WARD, le CIMETIÈRE MAÇONNIQUE, le CIMETIÈRE DU SYNDICAT DES MINEURS et le CIMETIÈRE CHINOIS. Seulement ceux qui étaient considérés comme respectables furent enterrés à l'intérieur de la clôture. Les autres furent enterrés dans "Boot Hill", à l'extérieur de la clôture et sans aucun signe dans la plupart des cas. Waterman S. Body, fondateur de la ville est enterré sans la pierre tombale qui fut taillée pour lui, mais ça c'est une autre histoire ! Body fut enfin reconnu le 5 octobre 1957, quand un grand bloc de granit fut placé sur sa tombe avec une plaque consacrée par E. Clampus Vitus.

69. La grande structure de bois à l'est du parking s'appelle un "HEAD FRAME" (cadre de tête) bien qu'on la décrive aussi parfois comme un "cadre de Gibet". C'était le headframe du mécanisme de palan de la Mine de Red Cloud, et il se trouvait autrefois en haut de la crête, au Sud-Est de la ville. En bas, il y avait le palan à vapeur et le compresseur d'air de Red Cloud.

70. Voilà la fin de votre promenade à travers le vieux Body. Nous espérons que vous avez aimé votre visite ! 


Bodie State Historic Park 4   Bodie State Historic Park 5   Bodie State Historic Park 7 

Les toilettes publiques sont situées entre le cadre de gibet et le parking. La route qui monte au Nord-Ouest est le vieux Geiger Grade vers Masonic et Bridgeport. Renseignez-vous avant d'essayer de parcourir cette route.

COMMENT PRÉPARER VOTRE VISITE ?

L'été est la meilleure saison pour visiter "Bodie State Historic Park". À tout autre moment, il est difficile de prévoir le temps. Hors saison vérifiez les conditions routières et météorologiques au bureau du shérif de Mono County. Sachez que les routes sont souvent mauvaises, que les caravanes sont à déconseiller et qu'en hiver on peut avoir besoin de skis.

Le parc est ouvert toute l'année de 9:00 à 18:00 heures en été et, de 9:00 à 15:00 heures le reste de l'année. L'entrée est payante.

Pour plus de renseignements adressez-vous à :

Bodie State Historic Park - Post office Box 515 - Bridgeport, CA 93517 - Ou téléphonez au 760) 647-6445.


AIDEZ-NOUS S'IL VOUS PLAIT, RESPECTEZ NOS CONSIGNES :

NE TOUCHEZ A RIEN : Laissez en place chaque caillou et chaque boîte rouillée pour que nos petits enfants les retrouvent.
PRENEZ GARDE : Bodie est une ville abandonnée et il y a partout des clous, des échardes et du verre cassé.
Ne fumez pas, sauf dans le parking
Les alentours du "Bâtiment d'Extraction" (Mill area) sont dangereux, n'y allez pas.
Tous les bâtiments sont interdits au public à moins d'indication contraire.

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